« Je ne suis pas encore assez calée pour publier. » C’est la phrase qui revient chez presque tous les consultants qui hésitent à se lancer sur les réseaux, et c’est exactement celle qu’Elliott Bobiet a démontée dans ce live.
On était deux invitées, Camille Dufossez et moi, et on a passé une heure à raconter comment on a construit notre visibilité avant d’avoir la légitimité qu’on nous prête aujourd’hui. On a aussi parlé de personal branding, de SEO local et de nomadisme, parce qu’on vit toutes les deux à l’autre bout du monde.
- Format
- Podcast
- Chez
- Le live d’Elliott Bobiet
- Diffusé le
- 25 octobre 2024
- Durée
- 1 heure 08
- Langue
- Français
- Lecture
- 5 min
L’essentiel en 5 points
- Attendre d’être expert pour publier est le meilleur moyen de ne jamais commencer. Les réseaux sociaux récompensent la capacité à vulgariser, pas le niveau d’expertise.
- Passé un certain niveau technique, on explique moins bien les bases. Un débutant comprend souvent mieux quelqu’un qui vient juste de franchir l’étape avant lui.
- Une communauté attachée à une personne suit cette personne quand elle change de projet. Une audience construite au nom d’une entreprise disparaît avec le poste.
- Le SEO local donne des résultats rapides sur des requêtes géolocalisées, mais il ne remplit pas un agenda tout seul.
- Sur un contenu, ce qui distingue le travail humain du texte généré tient à l’expérience vécue, aux exemples et aux données que personne d’autre ne possède.
Il y a une idée reçue tenace dans le SEO : il faudrait attendre d’être vraiment expert avant d’ouvrir la bouche en public. Elle bloque des consultants très compétents, qui laissent le terrain à des gens qui communiquent mieux qu’eux.
Ce live avec Elliott Bobiet est parti de là. Camille Dufossez et moi étions invitées toutes les deux, et on a raconté comment on a construit notre visibilité, ce que le personal branding change dans une carrière, et pourquoi le SEO local ne suffit jamais tout seul.
Publier sans attendre d’être le meilleur en SEO
J’ai commencé à poster sur LinkedIn alors que je débutais tout juste en freelance, avec un niveau très moyen et mes premiers clients étudiants. Il y a une vraie différence entre savoir faire du SEO et savoir en parler. Les réseaux sociaux n’attendent pas un expert, ils attendent quelqu’un capable de rendre les choses compréhensibles.
Ne pas maîtriser complètement un sujet devient même un avantage, parce qu’on se souvient encore de ce qui coince quand on apprend. Dire qu’on n’est pas le meilleur crée de l’attachement, les gens s’y reconnaissent.
L’exemple
Elliott Bobiet le formule autrement : avec vingt heures de travail sur un sujet, on en sait déjà plus que la grande majorité des gens. Vingt heures, c’est quelques livres, quelques webinaires et quelques vidéos.
Et à l’autre bout, l’expertise se retourne contre celui qui explique. Sur une formation pour débutants, un expert part sur des concepts avancés et perd la salle, là où quelqu’un de moins pointu techniquement se fait comprendre.
Le personal branding permet de changer de projet sans repartir de zéro
Une communauté s’attache à une personne, à sa façon de raconter les choses, pas seulement à son sujet du moment. C’est ce qui permet de bouger sans tout perdre.
Camille Dufossez a longtemps parlé de SEO et d’IA parce qu’elle travaillait dans une entreprise qui faisait ça. Aujourd’hui, elle parle de L’École du SEO, son propre projet, et son audience l’a suivie. Si elle avait tout construit sur une page entreprise, elle recommencerait de zéro aujourd’hui.
Le principe se voit à une autre échelle chez les artistes. Rihanna lance une marque de cosmétiques et devient milliardaire, pas parce que les produits sont révolutionnaires, mais parce que c’est Rihanna. La marque personnelle transporte l’audience d’un projet à l’autre.
Le SEO local ne remplit pas un agenda tout seul
Quand une activité est géolocalisée, le SEO local est souvent la première porte d’entrée, parce qu’il donne des résultats rapides sur des requêtes peu concurrentielles.
Sauf qu’il ne suffit jamais à lui seul. Pour élargir au-delà de sa région, il faut combiner le référencement avec d’autres actions :
- des lead magnets, ces contenus utiles à télécharger contre une adresse mail
- des webinaires et des lives, qui créent un contact direct
- une présence régulière sur un réseau social où se trouvent les prospects
- des événements et des rencontres, en ligne comme sur place
C’est ce mélange qui fait venir des clients de partout, y compris quand on habite à l’autre bout du monde. Camille est à l’île Maurice, je suis au Mexique, et nos clients sont majoritairement en France.
Montrer le travail humain dans un contenu SEO
La question qui revient depuis que l’IA rédige : comment prouver qu’un contenu a été travaillé par une personne. La réponse ne tient pas à un label, elle tient à ce qu’une machine ne peut pas inventer.
Ça passe par des exemples vécus, des chiffres propres à l’entreprise, des captures d’écran de ses propres outils, un point de vue assumé sur un sujet qui divise. Un auteur identifié, avec une page qui raconte son parcours et des contenus signés ailleurs, pèse aussi dans la balance, pour Google comme pour les modèles génératifs.
Ce qu’on retient de ce live sur le personal branding en SEO
Un consultant SEO qui attend d’être irréprochable pour communiquer laisse la place à d’autres. La visibilité se construit en publiant régulièrement, en vulgarisant, et en assumant le niveau où on se trouve.
Trois choses à retenir pour construire sa marque personnelle :
- communiquer en son nom propre plutôt qu’au nom d’une entreprise, pour garder son audience quand le projet change
- combiner le SEO avec des lead magnets, des webinaires et une présence sociale, parce que le référencement local ne remplit pas un agenda tout seul
- nourrir ses contenus d’expérience vécue et de données à soi, la seule chose qu’une IA ne peut pas produire à la place d’un humain
Les citations à retenir
« N’attendez pas d’être le meilleur pour vous lancer. Dites même aux gens que vous n’êtes pas le meilleur, c’est ce qui crée de l’attachement. »Nelly Kempf, Le live d’Elliott Bobiet
« Avec vingt heures de travail sur un sujet, tu en sais plus que 80 % de la population. »Elliott Bobiet
« On ne fait pas du SEO pour avoir du trafic, on fait du SEO pour avoir des clients. »Elliott Bobiet
L’hôte et l’invitée
Elliott Bobiet
Consultant SEO depuis 2008, Elliott Bobiet a cofondé le SEO Summit en 2017 avec Mikaël Priol et Alexandre Machado, devenu le plus gros rendez-vous français du référencement naturel.
Il anime le média L’Écosystème SEO, avec une newsletter, un podcast et des lives hebdomadaires où il reçoit des professionnels du search, et il est engagé auprès de l’association SEO CAMP.
Nelly Kempf
Consultante SEO, GEO et acquisition, autrice et conférencière, je vulgarise le SEO et je le relie au marketing et au branding, sur scène (Parc des Princes, Disneyland Paris, Grand Rex) comme dans mes livres.
J’ai créé Next Gen SEO, la méthode en 6 mois pour devenir visible dans Google et les IA grâce à une marque forte.
Camille Dufossez
Camille Dufossez est la fondatrice de L’École du SEO, pour devenir autonome sur le référencement de son site grâce à l’accompagnement individuel d’un expert dédié.
Installée à l’île Maurice, elle co-crée avec moi la méthode Next Gen SEO et co-anime le podcast Next Gen Le Talk.
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