Dernier mail de la série sur les mots-clés ! La stratégie touche à sa fin : bientôt, tu vas pouvoir te déchaîner sur ton clavier et rédiger tous les articles dont tu as rêvé.
Comment ça, il n’y a que moi qui rêve de trucs comme ça ?
Dans les précédentes éditions, on a vu pourquoi préférer les expressions peu concurrentielles, comment trouver des mots-clés et comment les trier.
Si tu as suivi toutes les étapes jusqu’ici, tu devrais avoir une bien jolie liste de mots-clés groupés par intention de recherche. On va affiner encore ce tri en identifiant les expressions qui sont à la fois les plus pertinentes pour toi et atteignables en termes de concurrence.
Non, je n’aime pas spécialement la torture : tout ce que tu as fait jusqu’à maintenant va te servir. Mais plus tard ! Cette étape sert à définir les premiers articles que tu dois publier. Quand ton site aura un peu plus de bouteille, tu pourras passer à des mots-clés plus difficiles.
Alors, prêt pour la sélection ?
Le volume du mot-clé
Par définition, les expressions de longue traîne (plus précises et moins recherchées) sont moins concurrentielles. Mais, c’est toujours intéressant de savoir si elles ne sont vraiment jamais recherchées ou si au contraire, malgré leur précision, beaucoup de gros sites se positionnent.
Pour avoir une idée du volume de recherche, tu peux utiliser le Google keywords planner ou à peu près n’importe quel logiciel SEO. Ici, tu as une liste de 34 outils qui font le job, c’est cadeau !
Et pour savoir si beaucoup de sites s’intéressent à cette expression, tu peux utiliser la commande « allintitle: » suivie de ton mot-clé dans la barre de recherche de Google.
Exemple : allintitle:gateau vegan au chocolat
Cette commande indique toutes les pages qui ont précisément mis ces mots dans leur titre, et donc, qui ont visé l’expression avec leur contenu.
Pour te donner un ordre de grandeur :
- Moins de 1 000 : niveau de concurrence très faible
- Entre 1 000 et 5 000 : niveau de concurrence faible
- Entre 5 000 et 10 000 : niveau de concurrence moyen
- Entre 10 000 et 30 000 : niveau de concurrence élevé
- + de 30 000 : niveau de concurrence très élevé
C’est à mettre en perspective avec ton marché, tes concurrents, etc., mais c’est déjà un bon indice.
La qualité des concurrents
Un résultat peut avoir beaucoup de résultats, mais tout pourris. C’est pas très souvent, mais ça arrive ! Et là, c’est top pour toi ! Ça veut dire que ça sera « relativement facile » de passer devant.
Pour ça, tu dois analyser la SERP (la page de résultats).
Observe le nombre d’éléments qui ne sont pas des liens bêtes et méchants.
Par exemple, « chameau » est beaucoup plus concurrentiel que « dromadaire » : il y a 10 fois plus de résultats mais surtout, ils sont plus aboutis.
Tout ce que j’ai encadré en rose, c’est des infos que Google a jugé pertinent de mettre en avant.
Et une bonne partie vient d’indications envoyées par les sites eux-mêmes. Ils ont donc fait la démarche de bien référencer leur contenu, ils savent ce qu’ils font !
Ça te donne aussi une idée de ce que tu devras ajouter toi aussi à ton article pour te positionner.
Avec ça, tu as de bons indices sur tes concurrents, mais ça ne suffit pas.
Le SEO, c’est 3 piliers : la technique, le contenu et la notoriété.
Ça veut dire que faire le meilleur article, ça n’est pas toujours suffisant !
Observe encore une fois les résultats.
Si les premiers sites sont des marques ultra-connues ou des gros sites, ça sera plus compliqué. Ils ont probablement une bonne stratégie et de nombreux liens qui pointent vers leur page.
Par contre, si les premiers sont des petits blogs, c’est plus simple (en théorie).
Pour connaître le nombre de backlinks (les liens) qui pointent vers un site il existe des plug-ins gratuits. Perso, j’utilise MozBar et Majestic Backlink Analyzer.
Plus la différence avec ton propre site est grande, plus ça sera difficile.
Conclusion : si la première page est squattée par des géants comme marmiton, Wikipedia, lemonde… accroche-toi ! Si les concurrents sont à ta taille, on y va !
️ Quelques articles SEO intéressants
Voilà un peu de lecture SEO pour ne pas t’embêter au bord de la piscine :
- Semji a sorti une étude sur l’état du contenu SEO du secteur de la finance, si c’est ton expertise, file lire ça ! Niveau
- Christophe Benoit apporte son éclairage sur l’avenir de Google quand les jeunes générations délaissent les moteurs de recherche au profit des réseaux sociaux. Niveau
- SEMrush reprend à peu près tout ce qu’on a dit jusqu’à présent dans un article sur comment positionner son contenu. Niveau