Accueil › Veille & nouveautés SEO › Nouveautés SEO du 5 octobre : Google veut un relecteur

Google a réécrit cette semaine sa page d’aide sur les contenus générés par IA, et il y juge « critique » de les faire relire par un humain avant publication. Dans le même temps, Gemini s’est mis à étiqueter les liens qu’il envoie vers les sites, et Shopify a ouvert son tunnel de paiement aux agents IA. Chaque lundi, je fais le tour de l’actualité du search : voici les 7 nouveautés que j’ai retenues pour la semaine du 5 octobre.

En resumen

  • Google écrit qu’il est « critique » de relire à la main tout contenu généré par IA avant de le publier, balise title et meta description comprises.
  • Gemini ajoute des paramètres UTM aux liens qu’il envoie vers les sites, donc une partie de son trafic sort du canal « direct » de Google Analytics.
  • Google paie une centaine d’éditeurs dont les contenus servent à ses réponses IA, souvent moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires.
  • Sur Shopify, un agent IA qui tourne dans le navigateur de l’acheteur peut maintenant valider une commande, avec son accord.

01Contenus IA : Google juge « critique » la relecture humaine, et s’attaque aux faux auteurs

Le 1er octobre, Google a modifié sa page d’aide sur l’utilisation de l’IA générative pour créer du contenu. Elle dit désormais qu’il est « critique » de vérifier les faits et de relire à la main tout contenu généré par IA avant de le publier. Barry Schwartz l’a repéré le soir même, et il fait remarquer que Google emploie rarement ce mot dans sa documentation.

Google donne aussi sa raison. Un modèle d’IA ne va pas chercher des faits : il prédit la suite de mots la plus probable à partir de ce qu’il a appris. Du coup, il peut inventer un chiffre, une date ou une citation avec un aplomb parfait, et c’est ce qu’on appelle une hallucination.

La relecture ne s’arrête pas au texte. Google cite quatre éléments qui peuvent s’afficher dans les résultats et qui doivent passer par la même vérification :

  • la balise title, le titre bleu du résultat ;
  • la meta description, le petit résumé en dessous ;
  • les données structurées, le balisage que lisent les moteurs ;
  • les textes alternatifs des images.

Le même jour, Google a ajouté un paragraphe dans son guide sur le contenu utile. Inventer un profil d’auteur avec une photo générée par IA, un faux nom ou de faux diplômes pour faire croire qu’un expert a écrit la page, c’est de la tromperie. Et pour Google, toute tromperie est le signe d’une page de faible qualité. Les évaluateurs que Google paie pour noter des pages appliquaient déjà cette règle, et elle est maintenant écrite noir sur blanc pour les propriétaires de sites.

La Spam Update de septembre est toujours en cours de déploiement, et des experts pensent qu’elle vise les contenus IA publiés sans relecture. Google n’a fait aucun lien entre les deux, et il ne dit pas comment ses systèmes feraient la différence entre un texte relu et un texte publié tel quel.

La reacción adecuada

Google accepte les contenus écrits avec une IA, à condition qu’un humain vérifie ce qui part en ligne. Et si tu génères tes titles et tes meta descriptions en masse, fais-les relire aussi, comme l’article.

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02Taux de clic Google au 2e trimestre 2026 : le mobile remonte, l’ordinateur recule

Advanced Web Ranking a publié son étude des taux de clic par position pour avril à juin 2026, comparés à janvier à mars. Sur ordinateur, les positions 1 et 2 perdent 5,27 points à elles deux, alors que sur mobile, elles en gagnent 6,59. Au trimestre précédent, c’était exactement l’inverse.

Advanced Web Ranking a aussi mesuré l’effet des AI Overviews, mais seulement sur les recherches américaines. Sur ordinateur, les positions 1 et 2 cumulent 29,05 % de clics quand il n’y a pas de résumé IA, et 10,04 % quand il y en a un. L’écart s’est creusé de 6 points en un trimestre. Sur mobile, la première position passe de 35,95 % à 8,51 %.

Taux de clic de la position 1 sur mobile, aux États-Unis

Sans AI Overview
35,95 %
Avec AI Overview
8,51 %

Sauf que les deux trimestres n’ont pas été comptés de la même façon, et l’étude n’en parle pas. Les tableaux viennent de la Search Console, et Google a reconnu une erreur qui a faussé le décompte des impressions du 13 mai 2025 au 27 avril 2026. Le taux de clic, c’est les clics divisés par les impressions. Du coup, l’étude compare un premier trimestre compté pendant l’erreur à un deuxième compté presque entièrement après la correction.

La trampa que hay que evitar

Si tes propres taux de clic ont bougé fin avril, c’est peut-être juste la correction de Google du 27 avril, et pas tes visiteurs qui cliquent autrement. Et un seul trimestre ne suffit pas à dire que le mobile reprend la main.

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03Gemini ajoute des paramètres UTM à ses liens : le trafic IA sort enfin du « direct »

Google a commencé à ajouter des paramètres UTM aux liens que Gemini envoie vers les sites. Un UTM, c’est l’étiquette collée au bout d’une URL qui dit à Google Analytics d’où vient la visite. C’est un utilisateur de Reddit qui l’a repéré, et John Mueller, de Google, a confirmé qu’il le voyait aussi.

Jusqu’ici, une bonne partie des visites venues de Gemini atterrissait dans le canal « direct » de GA4, celui où tombent les visites dont on ne connaît pas l’origine. Gemini transmet bien sa provenance sur ordinateur, mais d’après l’utilisateur de Reddit, elle se perd très souvent depuis l’application mobile. L’UTM, lui, reste collé au lien, et il apparaît même dans les logs du serveur.

Google n’a rien documenté. On ne sait donc pas quels liens reçoivent l’UTM. ChatGPT en met déjà, mais seulement quand sa réponse s’appuie sur des pages web. Quand il répond avec ce qu’il a appris, il n’ajoute pas d’UTM.

La même semaine, Google Analytics a ajouté les conversions des applications mobiles dans ses rapports de conversions multicanaux. Toutes les propriétés n’y ont pas encore accès.

La reacción adecuada

Ça vaut le coup de créer un segment pour les visites étiquetées Gemini dans ton outil d’analytics. Tu pourras enfin comparer ce que Gemini, ChatGPT et Google envoient vraiment sur le site, avec des chiffres à montrer à ton client.

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04OpenAI lance les « dots », des agents ChatGPT qui travaillent jour et nuit

Le 29 septembre, OpenAI a présenté les dots, des agents intégrés à ChatGPT et toujours allumés. Un agent IA, c’est un système qui enchaîne des actions tout seul (naviguer, utiliser des outils, produire des fichiers) au lieu de se contenter de répondre. Chaque dot a son propre ordinateur et son propre navigateur dans le cloud, et il peut se brancher à plus de 4 000 applications.

On lui parle dans ChatGPT, par SMS, sur Slack, sur Teams ou même au téléphone, et il garde le fil d’un canal à l’autre. Il peut aussi écrire de lui-même pour faire un point ou poser une question. Quand on ne lui demande rien, il fait ce qu’OpenAI appelle de la « recherche proactive » : il fouille les applications connectées, mais en lecture seule. Il ne peut alors ni envoyer de message, ni modifier un contenu, ni prendre la main sur ton ordinateur.

OpenAI prend l’exemple d’une interview : à partir de la transcription, le dot repère les passages à couper en clips, prépare les notes de l’épisode et rédige les posts, puis soumet le tout à validation. Ces exemples viennent d’OpenAI, sans aucun chiffre de productivité ni test indépendant.

Le premier dot est inclus dans les abonnements Pro et Business Premium. D’après Search Engine Journal, les abonnés Pro n’y ont pas accès dans l’Union européenne, en Suisse ni au Royaume-Uni. Business Premium y a droit dans toutes les régions où ChatGPT est disponible.

¿Por qué es importante?

Ces agents visitent les sites avec leur propre navigateur, à la place de la personne qui les a lancés. OpenAI ne dit ni comment ce navigateur s’identifie, ni s’il respecte le robots.txt, ni comment il choisit ses sources. Du coup, une partie de tes visites pourrait bientôt venir de robots qui comparent ou achètent à la place de ton client, et rien ne dit encore comment les reconnaître.

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05Cloudflare : deux outils en bêta pour faire payer les robots d’IA

Le 30 septembre, Cloudflare a ouvert en test deux systèmes pour faire payer les IA. Le premier, la Monetization Gateway, laisse un vendeur faire payer un agent IA à chaque requête sur son site, son API ou ses données. C’est le vendeur qui fixe le prix, d’un dixième de centime à 100 dollars la requête, et le paiement se fait en cryptomonnaie indexée sur le dollar. La bêta est fermée, et réservée aux vendeurs et acheteurs basés aux États-Unis.

Le second, Pay Per Use, rémunère un éditeur quand une IA se sert de son contenu, par exemple pour construire une réponse qui le cite. Là, c’est l’entreprise d’IA qui définit l’usage et le prix, et l’éditeur accepte ou refuse l’offre. Cloudflare facture l’IA et paie les éditeurs chaque mois.

Le compteur, c’est l’entreprise d’IA qui le tient : elle déclare elle-même ce qu’elle a utilisé. Les règles du programme l’obligent à tout déclarer, et Cloudflare vérifie que chaque usage correspond bien à un éditeur inscrit. Cloudflare ne dit ni quelles IA achètent, ni combien d’argent a déjà circulé.

Lo que hay que recordar

La Monetization Gateway reste réservée aux États-Unis pour l’instant. Avec Pay Per Use, c’est l’IA qui fixe le prix de tes contenus et qui compte elle-même ce qu’elle en utilise. Cloudflare dit travailler à une option pour que l’éditeur puisse faire une contre-offre.

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06Google paie les éditeurs pour leurs contenus repris par l’IA, souvent moins de 0,1 % de leurs revenus pub

Google teste depuis moins d’un an un programme qui rémunère les sites dont les contenus servent à ses réponses IA. D’après le média The Information, il paie aujourd’hui une centaine d’éditeurs. Un site touche de l’argent quand son contenu a servi à construire une réponse de Gemini, des AI Overviews ou d’AI Mode. Google écrit « de manière significative » et n’en dit pas plus. Le montant du mois s’affiche dans la Search Console.

D’un site à l’autre, les montants n’ont rien à voir. Certains petits sites ont touché moins de 1 000 dollars en plusieurs mois, quand un des premiers participants dépasse le million de dollars par an. Pour plusieurs sites petits et moyens, la somme représente moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires. Et certains participants ne comprennent pas comment leur paiement est calculé, ni pourquoi il change d’un mois à l’autre. Plusieurs gros éditeurs refusent d’entrer dans le programme, parce qu’ils trouvent les montants trop bas.

Aux États-Unis, les éditeurs viennent aussi de perdre une manche devant la justice. Le juge Mehta a rejeté les plaintes antitrust de Chegg et de Penske Media contre Google, Il écrit quand même qu’il comprend la situation des éditeurs dont Google reprend les contenus sans les payer. Mais pour lui, publier en accès libre en espérant du trafic en échange ne vaut pas un contrat avec Google. La décision peut faire l’objet d’un appel.

Lo que hay que recordar

Entre un participant qui dépasse le million de dollars par an et des petits sites qui n’ont pas touché 1 000 dollars en plusieurs mois, tu n’as aucun ordre de grandeur sur lequel t’appuyer. Et tant que Google ne dit pas ce que « significatif » veut dire, un site invité ne sait pas ce qu’il peut en attendre.

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07Shopify ouvre son tunnel de paiement aux agents IA avec WebMCP

Depuis le 28 septembre, un agent IA qui tourne dans le navigateur d’un acheteur peut finaliser une commande sur une boutique Shopify. En août, les agents pouvaient déjà chercher des produits et remplir le panier, mais ils ne pouvaient pas payer. Le passage se fait par WebMCP, un standard qui permet à une page de proposer des actions toutes prêtes aux agents, au lieu de les laisser cliquer partout.

L’agent peut lire la commande, remplir les coordonnées, choisir la livraison, ajouter un code promo et valider. Il ne peut pas changer les articles, ni saisir une nouvelle carte bancaire : il passe par une carte déjà enregistrée dans Shop Pay. Shopify lui demande de montrer la commande et le total à l’acheteur, et d’obtenir son accord avant de valider. La connexion au compte et la validation 3D Secure, c’est toujours l’acheteur qui les fait. Le marchand n’a rien à activer, mais tous les tunnels de paiement ne sont pas concernés, et pour l’instant ça ne marche que dans les navigateurs basés sur Chromium.

Shopify a comparé ce système avec un agent qui lit la page et clique comme un humain, sur dix tâches de paiement. Avec WebMCP, l’agent a réussi ses 60 tentatives, en 10,3 secondes chacune. En cliquant, il en a réussi 56 sur 60, en 27,4 secondes chacune. Le test a été fait sur des boutiques de démonstration avec un seul modèle d’IA, et Shopify ne publie aucun chiffre de vraies commandes.

¿Por qué es importante?

Si tu suis une boutique Shopify, une partie des commandes peut maintenant passer par un agent, et l’acheteur se contente de valider le total à la fin. Shopify ne dit pas encore si les marchands pourront repérer ces commandes dans leurs rapports.

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Rendez-vous lundi prochain

Le prochain tour arrive lundi, en carrousel sur LinkedIn et Instagram. En attendant, tu peux laisser les blogs anglophones tranquilles, je m’en occupe.

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